Rédaction publicitaire : plus simple pour les hommes, plus sophistiqué pour les femmes ?

Les textes publicitaires devraient être simples et directs pour les hommes, mais plus contextuels et sophistiqués pour la gent féminine ? Visiblement, pour les neuromarketers, en rédaction publicitaire, il faut laisser de côté l’égalité des sexes. C’est en tout cas la conclusion d’une récente étude des universités de NorthWestern et Haifa !

Une étude très sérieuse

Pour les chercheurs universitaires spécialisés en neurosciences, qui viennent de boucler l’étude intitulée “Sex differences in neural processing of language among children”, il y aurait effectivement 2 manières de traiter les informations langagières, selon que l’on soit de sexe masculin ou féminin. Chez les enfants étudiés, je précise.

“Researchers at Northwestern University and the University of Haifa have found that there are provable biological differences in the way that boys and girls process language in their brains. With a major assumption or two (by me, not the esteemed scientists), the work may also suggest different approaches to writing copy for gender-specific audiences.” (Copywriting for Guys: Keep it Simple, NeuroscienceMarketing.com)

Selon les neuroscientifiques, les femmes possèdent une faculté supérieure de contextualisation, et sont donc plus à l’aise que les hommes dans les tâches langagières. Les hommes, quant à eux, font moins travailler leur cerveau pendant ces phases. Je sais, ça vous fait plaisir de l’entendre dire ! Le reste de l’étude explique, en substance, que témoins masculins et féminins n’utilisent pas les mêmes zones cérébrales pour capter et traiter l’information langagière.

Comment ça marche?

Un exemple très banal vient illustrer le propos des chercheurs : demandez votre chemin à une femme ; celle-ci vous donnera certainement une multitude de détails de repérages, en plus des indications basiques. Et pourtant, “men may require only one cue and be distracted by additional information”. Les hommes seraient dérangés par un enrichissement du discours.

Pour le concepteur-rédacteur, il y a peut-être une leçon à retirer de tout ça. Et elle se résume à l’analyse de Roger Dooley : “simple copy vs. highly contextual and abstract copy”. Au fond, ce serait du gender marketing plus poussé et appliqué au marketing rédactionnel. Ce qui se fait déjà, mais pas vraiment avec ce genre d’approche ! Votre avis ? Réducteur ou proche d’une certaine réalité ? Si vous avez des éléments sur le style rédactionnel féminin, je suis toujours preneur. :-)